mercredi 16 novembre 2016

Quotidien et vie en communauté

Mon lectorat insatiable s'est enquis de l'aspect relationnel de ce séjour africain. (Rien de mieux qu'une phrase aux termes pointus pour faire fuir le lectorat en question).
S'il reste toujours quelqu'un qui m'écoute, voici l'organisation de la vie en dehors du ranch.

Moi et 11 autres personnes sommes logés dans une grand bâtisse à 15mn à pied du ranch. Bon, en vrai c'est plutôt 7mn si on ne traîne pas la patte.
Dans des chambres de deux à quatre personnes, nous avons nos lits, tables de chevet et armoires respectifs. Je suis en l'occurrence avec trois autres personnes et tout se passe bien, chacun respecte l'autre et range régulièrement ses affaires, point très important dans la vie en communauté.
Nous avons à notre disposition cuisine et salle de bain, ainsi qu'une grande salle de séjour et le jardin.
Chacun vaque donc librement à ses affaires persos en croisant les autres. Par exemple, quand je rentre à 16h, je prends un verre d'eau et de quoi goûter dans la cuisine tandis que d'autres se font cuire un en-cas, et je vais m'installer sur la terrasse où d'autres se font bronzer en regardant leur téléphone.
Le repas est programmé à 18h, et chaque chambre s'occupe à tour de rôle de la table et de la vaisselle.
Le soir est ensuite consacré à du repos, des jeux de cartes ou un film. D'ailleurs ce soir c'est le Seigneur des Anneaux 2 qui est au programme.

Niveau provenance, la majorité des volunteers sont allemands, et la plupart ont préparé leur séjour avec une agence de voyage germanique; je pense donc qu'il y a corrélation. Viennent ensuite deux néerlandaises, un britannique et deux françaises, dont moi. Des profils variés même si c'est quand même l'allemand qui résonne le plus dans le lodge !

Les relations dans le groupe se passent bien. Évidemment délicates durant les premiers jours, avec le combo nouvel endroit/douze personnes/nouvelle langue, elles se sont grandement améliorées au fil des jours. Car oui, nettoyer le bassin boueux des hippos pygmés, c'est le genre d'expérience qui rapproche !

Voilà pour l'apparté vie en communauté, grande première me concernant, mais qui se révèle agréable. La présence d'autres personnes écarte l'éventuel sentiment de solitude du voyageur, et permet d'avoir toujours une occupation possible si l'ennui se fait ressentir.
Mais entre nous, est-il vraiment possible de s'ennuyer ici?

dimanche 13 novembre 2016

Des longs cous aux défenses

Et voilà, déjà une semaine que je suis ici. Le temps file, c'est indéniable. Niveau mood, j'oscille entre "c'est chouette mais ce sera plus reposant quand je rentrerai en France" et "je suis tellement bien ici à faire ce que j'aime, peut-on rêver mieux?"
Et jour après jour, c'est le deuxième état d'esprit qui tend à s'installer durablement...
Surtout après ce premier weekend ici.

Le samedi et le dimanche sont des jours de repos, et les volunteers peuvent soit rester au lodge et vaquer à leurs occupations perso, soit partir faire des excursions. Je vous laisse deviner quel était mon choix.
Je m'entends bien avec d'autres volunteers du deuxième lodge, et nous avons convenu que notre samedi serait dédié aux GIRAFES ! Car oui, il y a des jeunes girafes à 15mn de la ville, et nous avons donc pris un taxi pour aller les voir et les nourrir. Grandes bêbêtes pour leur jeune âge, et une force vigoureuse dans le cou qui m'a rendue la tâche difficile lorsqu'il a fallu leur donner le biberon.
Nous avons ensuite pris quelques photos dans le décor désertique qui s'offrait à nous. Sable, cailloux et montagnes pelées, on pourrait aisément y tourner un western.

Dimanche était consacré à une marche avec des éléphants (quitte à faire dans les animaux à la taille démesurée, autant y aller jusqu'au bout).
Nous nous sommes rendus dans un magnifique coin de cambrousse au bord d'un lac peuplé de poissons gigantesques, de tortues et d'hippopotames pour ensuite rejoindre les éléphants.
Nous avons accompagné trois jeunes-mais-déjà-grands éléphants et franchement, se trouver pour la première fois aux côtés de cette masse mouvante était saisissant. Marcher à côté d'un éléphant, c'est réaliser qu'on est un être ridiculement petit et insignifiant, et ne pas pouvoir décrocher son regard de ce géant en mouvement. C'est aussi se demander comment des êtres humains peuvent éprouver du plaisir à abattre et mutiler une telle créature...
Au cours de cette marche, nous avons eu l'occasion de les nourrir (le saviez-vous? La langue d'un éléphant est d'une extrême douceur) et de faire quelques photos en faisant un câlin à l'animal. Enfin, c'était plutôt l'inverse. Une gigantesque trompé m'a enserré la taille et l'espace d'un instant, j'ai senti toute la puissance contenue qu'elle pouvait déployer.
Bref, une expérience impressionnante qui mérite d'être vécue, tant côtoyer un éléphant de près est quelque chose de fascinant.

D'autres aventures sont prévues pour le weekend prochain, mais je n'en dis pas plus. Suspens suspens.
En attendant, c'est reparti pour une semaine au ranch, yeah !





jeudi 10 novembre 2016

Soleil et poussière

Enfin la première "vraie" journée! Fini la découverte, on entre dans le vif du sujet.
Pour ma première journée en tant que Volunteer, je suis essentiellement restée à Greystone (pour les deux du fond qui ne suivent pas, Greystone est un grand espace en face du ranch qui accueille les guépards de plus de deux ans)

Il faut savoir que Greystone est un véritable échappatoire pour les yeux et les jambes, car oui, on ne va pas se mentir, mais après avoir fait trois ou quatre fois le tour du ranch, on prend conscience de l'environnement clos dans lequel on évolue. À contrario, Greystone offre un panorama sur les montagnes qui encadrent la plaine et permet de crapahuter librement.
Une journée sur ce bout de colline désertique était donc le meilleur des remèdes.
Sous un soleil matinal déjà bien mordant, nous avons entrepris d'enlever les herbes piquantes, dangereuses pour les animaux, et nous avons entretenu les enclosures des renards. Qui d'ailleurs n'ont rien à voir avec nos renard européens, ceux-ci sont gris et ont des allures de fenecs bossus (oui, ce portrait n'est absolument pas flatteur).

L'après-midi était centré sur l'enrichment des occupants de Greystone. Enrichment, kesse? Ni plus ni moins que toutes les méthodes pour occuper des animaux vivants en captivité. Afin de leur éviter une existence ennuyeuse et malheureuse (pouvant conduire à l'automutilation et la mort) des éléments nouveaux sont intégrés à leur quotidien. De cette manière, les animaux sont moins affectés par leur condition captive, leurs sens et leurs aptitudes sont sollicités, et ils sont plus enclins à être entourés par des visiteurs.
*** au vu de ces nouvelles connaissances, je vous laisse réfléchir aux conditions des animaux de cirque, qui passent d'une cage/un minuscule espace à la scène où ils doivent chaque soir répéter le même numéro, sans répit. ***

Pour revenir au programme de l'après-midi, c'était la première fois que les guépards étaient présentés à... une énorme balle de tennis de la taille d'un ballon de basket. Nous prenions en note le comportement animal tandis que le soigneur dédié aux guépards lançait la balle, la cachait dans un arbre, la faisait rouler...
Conclusion, les guépards sont de gros chats, qui sautent sur l'objet en mouvement, donnent des coups de pattes, et se prennent un mur en voulant attraper l'objet trop rapidement.
L'étude de cet après-midi midi s'est donc révélée très concluante, car les animaux se sont montrés intéressés par l'objet, ont joué avec et n'ont pas manifesté de désintérêt ou de peur à son égard.

Cette journée en extérieur, bien que fatiguante, était très plaisante.
Le travail en petits groupes à également nous a également permis de nous rapprocher les uns des autres entre volunteers.

Demain, on remet ça à Greystone, cette fois en faisant le tour du domaine afin d'en mesurer l'étendue, et l'après-midi mission nettoyage, non pas des enclosures mais plutôt des déchets laissés par les humains négligents. Eh oui!

mardi 8 novembre 2016

Don't panic

Bon, récapitulons.
Je suis arrivée dimanche soir à l'aéroport de Cape Town. Passé 23h, il n'y avait plus de navette pour se rendre à l'hôtel et j'ai du faire le trajet (heureusement court) à pied. Je peux remercier l'agent de sécurité qui a accepté de m'accompagner, sans ça je dormais dans un coin de l'aéroport ! Ou je payais un taxi, moins drastique comme solution.

Après un nuit douillette, malgré les réveils toutes les heures de peur de louper l'avion du lendemain, j'ai regagné (à pied car toujours pas de navette) l'aéroport.
Un vol court mais offrant une pleine vue sur les montagnes du Cap m'a amenée à George où une personne du ranch m'attendait. Nous avons ensuite récupéré d'autres personnes pour se diriger vers Oudsthoorn, à une heure de route de George.
Me voilà donc bien arrivée au Cango Wildlife Ranch, connu pour gérer la protection de diverses espèces comme les hippos pygmés, suricates, blue duiker, lémuriens, tigres blancs et surtout guépards.
Je sui logée avec 11 autres personnes dans un lodge à 15mn à pied du ranch, et juste en face de l'enclos des tigres blancs.

Si les débuts avec la langue anglaise ont été délicats, l'adaptation se fait peu à peu. Et heureusement ! Impossible de faire deq blagues vaseuses avec un tel manque de vocabulaire, quelle tristesse...
Pour le premier jour au ranch, nous -moi et les quatre personnes arrivées lundi- avons eu droit à une présentation des missions et des tâches qui nous attendent en tant que volontaires.
Nous avons aussi fait un visite côté touristes puis côté équipe.
C'était aussi l'occasion des first encounters, qui m'ont permis de caresser un serval et de me faire escalader par des lémuriens affamés. 
Après cette journée nous sommes allés au mall pour faire quelques menus achats. Cet endroit n'est ni plus ni moins que le temple du plastique et des emballages flashys, même si des efforts sont faits du côté des sacs plastiques en caisse.

Côté repas, on peut dire que nous sommes bien nourris, trop peut-être, avec toute cette viande frite et ces burgers!
Bref, un prise progressive de repères et une confirmation que cet endroit correspond à ce que je recherchais en venant ici.
Programme de demain : faire le tour de Greystone, un gigantesque espace en face du ranch où les guépards de plus de deux ans sont transférés, et manger du pudding au repas du soir. On nous en a tant parlé de ce pudding, "it's like the best part or the cake, and you still want more but you can't".

samedi 5 novembre 2016

À la veille d'un départ


Les études sont finies, le marché de l'emploi est la suite logique du parcours...
Pourtant, une envie qui a longtemps couvé se manifeste. Lever le camp, mettre les voiles, prendre la tangente. Et si possible, loin!

J'ai donc pris mes billets pour aller m'occuper d'animaux à longues dents et au pelage coloré dans un ranch sud-africain. Oh, pas longtemps, même pas deux mois. Mais juste assez pour respirer un nouvel air, ouvrir d'autres perspectives, faire de nouvelles rencontres.
Une sorte de beau pied de nez au monde des bibliothèques où je trempe depuis quelques années. Une façon de dire "non, pas maintenant, là il faut que je prenne un moment pour faire quelque chose qui me tient vraiment à coeur".

Me voila donc, valise bouclée à mes côtés et Bruce Springsteen en fond sonore, en train de rédiger cet article qui sera sûrement suivi par d'autres au cours des jours à venir.
Départ demain 10h. Hop!

dimanche 10 avril 2016

Fond de tiroir

 

En ce moment, je déterre des vieilleries qui stagnent depuis un moment dans mes affaires. Voilà l'occasion de les remettre sur le devant de la scène!

lundi 28 mars 2016

Virée à Toulouse


Le weekend dernier, je suis allée à Toulouse. Première fois que j'arpentais cette ville! 


Le dimanche matin, les rues sont calmes, presque désertes. C'est le moment pour enfourcher un vélo (1.20€ la journée et des bornes de dépôt à chaque coin de rue) pour sillonner les allées à toute vitesse. Pour sûr, ça me change de Grenoble au centre ville étriqué où il ne fait pas bon pédaler.




 Visite du muséum d'histoire, avec un grande partie dédiée à la géologie et aux phénomènes naturels

    
Le fameux sismographe japonais, au principe ô combien ingénieux. Chaque dragon a une bille dans la bouche, en équilibre précaire. A la moindre vibration, celle-ci tombe et atterrit dans la gueule d'un crapeau, signe d'un séisme imminent

 Des bestioles à la bouille sympathique

 
Ces deux charmantes créatures étaient côte à côte, comme si elles étaient en pleine discussion (les scénographes ont un humour qui me plaît)

Le jardin japonais

Détail de l'appartement où je logeais. Outre les chaussures accrochées au mur, il y avait également un trapèze suspendu au plafond, un ingénieux système de poulies pour élever le lit et gagner de l'espace, et des plantes recouvrant intégralement la porte d'entrée

 
 La médiathèque, immense bâtiment de cinq étages qui renfermait une exposition sur la typographie.
(il y a même des tapis roulants pour les livres en retour, une vrai usine)

Aperçu de l'expo en question 


Bref, belle découverte que cette ville, très agréable et en plus il y a un MÉTRO (ai-je déjà parlé de ma passion pour les métros?) 
A noter que la ville n'est pas loin des Pyrénées et de la côte basque, deux atouts non négligeables...

Et pour finir, un mola-mola. Parce que voilà.