dimanche 29 janvier 2017

Le mur


De ma fenêtre, j'ai vue sur un mur. Barrière d'horizon qui a au moins le mérite de ne pas être une ou plusieurs fenêtres qui pourraient observer sans indiscrétion mes agissements.

Mais ça reste un mur. Gris, haut, droit, et un peu sale aussi. Derrière, qui sait ce qu'on pourrait trouver?

Alors évidemment, je fais ce que je sais faire de mieux.

J'extrapole.










vendredi 27 janvier 2017

De retour à Bordeaux (encore?)

De retour à Bordeaux, pour un court laps de temps : à peine une journée. J'ai trouvé le moyen de me rapprocher de la cité bordelaise en posant mes pénates à Angoulême, capitale de la BD.
C'est donc en toute logique que j'ai profité d'une journée ensoleillée pour prendre le train et rejoindre mon ancien lieu de vie.

Après une heure de train, arrivée dans la gare - toujours en travaux- de Bordeaux. J'aiguille mes pas sur des ruelles bien connues et je finis par déboucher sur mon ancien IUT. Rien n'a changé, et le coin est toujours peuplé d'étudiants. Pouah, je lève le camp sans plus tarder.
Je décide ensuite de faire une chose que je n'avais jamais testé auparavant : emprunter un vélo (ou V3, ce qui donne V-Cub, comme la CUB, communauté urbaine de Bordeaux, quel jeu de mots...)
Pour 1.50 d'adhésion, et à condition que je n'utilise pas le vélo plus de 30mn, j'ai accès à toute la ville sur deux roues pour le temps d'une journée.

Je roule donc avec entrain, sur les quais nimbés du soleil matinal, et je souris comme une idiote à l'idée de revenir ici. Impossible de comprendre ce lien qui m'unit à la ville, mais je suis heureuse d'y remettre les pieds.

Après avoir traversé le pont de Pierre, premier arrêt, où j'effectue ma photo symbolique (voir le précédent article sur Bordeaux)


J'enfourche de nouveau ma bécane, en direction d'une certaine résidence de ma connaissance. (Spoiler: la vue du 6e étage est vraiment chouette).
A côté, toujours le même vieux parking désaffecté et les hangars hébergeant des lignes de trains. Mais pour combien de temps? La rive droite est en effet sujette à bien des changements, que nous allons aborder dans quelques lignes.
En attendant, je longe le jardin botanique en direction du Quai des Queyries. J'y dépose mon vélo afin d'en prendre un autre et de profiter des sacro-saintes 30mn gratuites.

En suivant le fleuve, j'arrive au quartier Darwin. Ce quartier est assez récent, dans la mesure où il était radicalement différent trois ans auparavant. Ancienne caserne militaire (la Caserne Niel) abandonnée en 2005, le lieu a accueilli divers projets de street art. En 2009, il est racheté par le groupe Evolution qui obtient en 2014 le marché de rénovation de la caserne. Aujourd'hui, il réunit une épicerie bio, une boutique emmaüs et diverses associations, le tout réuni dans d'anciens hangars aménagés. En y déambulant, on croise des murs recouverts de dessins, une étrange structure de bois sortant d'un immeuble, un terrain de glisse, une recyclerie, etc.

En prenant un café au Magasin Général, qui allie le côté épicerie bio au restaurant à l'ambiance branchée/bois, j'ai l'occasion de discuter avec le serveur du problème actuel qui agite les esprits : la délocalisation annoncée des différentes associations installées dans le quartier Darwin.
Comme je l'expliquais quelques lignes plus haut, la rive droite a d'abord été le lieu d'arrivée des trains en direction de Bordeaux. Le côté ferroviaire a ensuite été laissé à l'abandon avec la construction du pont permettant l'accès à la nouvelle gare, rive gauche. La rive droite, restée dans l'ombre par rapport au reste de la ville s'étendant de l'autre côté de la Garonne, a ensuite repris du poil de la bête avec différents aménagements, comme la modernisation des habitations, l'implantation d'un jardin botanique, la construction d'un IUT et d'une résidence universitaire. Cette modernisation s'est poursuivie, accueillant des initiatives artistiques et des associations.
Aujourd'hui, alors que la construction de la Ligne à Grande Vitesse ralliant Paris à Bordeaux fait parler d'elle, la municipalité de Bordeaux construit à tour de bras, pour accueillir les parisiens.
La pression de l'immobilier se fait de plus en plus pesante alors que les titres d'occupation des 40 associations installées arrivent à leur fin. Récemment, le maire Alain Juppé a demandé aux associations que quitter les lieux "sans délai"... Affaire à suivre, donc.






Mes photos ne rendent absolument pas compte de l'originalité des lieux. Pour voir de meilleurs aperçus, n'hésitez pas à vous rendre sur le Facebook du quartier Darwin.

Après cet apparté, je poursuis mon périple en traversant le pont Chaban-Delmas pour atterrir au musée Cap Science qui propose une exposition sur les momies. Avec de VRAIES momies venues des Andes. Tomber nez à nez avec ces corps conservés dans des positions prostrées, c'est à la fois dérangeant et fascinant.


 Momie de chat



Je pensais que cet individu ouvrait la bouche dans un long cri silencieux, il n'en est rien. La mâchoire s'est simplement ouverte avec l'effet de relâchement des muscles lors de la mort. Ouf?

Je me dirige ensuite en direction du centre-ville, où j'ai vite fait de fouler les pavés de l'interminable rue Saint Catherine pour me rendre dans l'épicerie La Recharge.
Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que ce commerce propose des denrées sans aucun emballage, il faut venir soi-même avec des contenants (bocaux, sacs en toile...) pour les remplir et ramener le tout chez soi. Ceux qui connaissent ma démarche zéro déchet comprendront sans peine l'intérêt que je porte à ce type de commerce; c'est d'ailleurs fort dommage qu'il n'y ait pas encore ce genre d'initiative ailleurs que dans les grandes villes.

 Nom nom nom

Ce serait d'ailleurs une bonne idée que je consacre un article sur mon avancée vers le zéro déchet et mes gestes écologiques au quotidien. L'idée est posée, ne reste plus qu'à la faire germer.

Ma journée se termine par une visite de la librairie La Zone du Dehors, librairie généraliste mais au fond haut en teneur de Science Fiction (les puristes l'auront compris dès la lecture du nom de la librairie !). Je n'ai hélas pas pu y rester longtemps, mais j'y reviendrai avec plaisir. L'endroit regorge de supers bouquins, d'expositions de toiles, de conseils littéraires et comporte même un café en arrière boutique.

Quelques photos en vrac :



 Je suis tombée sur cette image dans la rue, et j'ai retrouvé sa cousine dans la fameuse librairie La Zone du Dehors !

Déjà 17h, l'heure de filer à la gare. Fourbue mais contente de ma journée. Bordeaux? Toujours aussi bien !


Pour récapituler, infos pratiques, adresses, conseils :

- Le quartier Darwin se situe au 87 quai des Queyries, sur la rive droite de Bordeaux. Accessible en bus ou à pied à partir de l'arrêt Stalingrad (compter bien 20mn de marche), sinon en vélo ça ne met même pas 5mn.

- L'expo sur les momies est au musée Cap Sciences jusqu'au 9 mars 2017 (cette fois-ci, l'expo est encore visible à l'heure où j'en parle, pas comme celle-ci)

- L'épicerie sans emballages La Recharge est au 38, rue Sainte-Colombe (arrêt de tram Sainte Catherine). De passage à Bordeaux, venez avec vos sacs ou juste y faire un tour, juste pour voir, ça vaut le détour. Sinon, guettez dans vos villes la mise en place de telles initiatives, le mouvement commence à prendre peu à peu en France...

- La librairie La Zone du Dehors qui propose de supers bouquins et un accueil chaleureux est au 68 cours Victor Hugo (arrêt de tram Porte de Bourgogne). Ils font aussi pas mal d'expo et de venues d'auteurs, tout est indiqué sur leur site et page Facebook.

vendredi 23 décembre 2016

Afrique du Sud : le bilan

Fin du séjour, retour à la vie n-o-r-m-a-l-e. Pouah !
Après ces cinq semaines dans l'hémisphère Sud, il est temps de faire le bilan.
Cinq semaines, cinq semaines de répit. Loin de l'actualité et ses nouvelles sombres, loin des réflexions tord-cerveau qui hantent chaque individu prêt à se lancer dans la grande machine de l'emploi, loin des perspectives d'avenir oppressantes...

Une vie au jour le jour, se lever, effectuer les travaux, entamer une discussion solitaire (mais seulement en apparence, car je sais qu'intérieurement, les animaux répondent à mes questions), profiter du soleil, être lessivée à la fin de la journée mais satisfaite de ce que j'ai entrepris. Et recommencer, jusqu'au weekend et ses promesses de découvertes et de balades. Le seul questionnement qui nous habitait était le suivant : que choisir au repas du lendemain?
Passer des journées à évoluer dans un rêve d'enfant concrétisé et à me rendre utile. Franchement utile. Voir ce que j'ai accompli; que ce soit le lopin de terre bêché, le grillage réparé ou l'animal empli de curiosité face à un nouvel objet confectionné. Plus globalement, j'apprécie l'idée d'avoir contribué à quelque chose de nécessaire : participer à la protection et à l'amélioration de la vie des pensionnaires du ranch.

Être chaque jour au contact des animaux, bouffée d'oxygène et source constante d'émerveillement. Profiter de la pause de midi pour rendre visite à chacun. S'arrêter un quart d'heure, une demi-heure pour observer, en silence. Établir un lien, même pour seulement quelques semaines.
Évoluer au grand air, passer des journées dehors, sentir le soleil, le vent. Sensations brutes salutaires.
Apprendre, se gorger d'informations, décrypter les termes scientifiques exprimés en langue anglaise. Adopter tout d'abord une posture d'écoute, emmagasiner. Puis s'enhardir, choisir soigneusement ses mots pour poser des questions. Pester d'avoir une cervelle à trou qui ne retiendra pas tout.

Jour après jour, se débrouiller pour évoluer dans un quotidien qui était jusqu'ici inconnu. S'améliorer dans une langue étrangère, bien qu'en devant parfois répéter les phrases. Constater avec satisfaction que le périple, orchestré de A à Z par soi fonctionne comme sur des roulettes. Ecrire ces mots et se demander si quelqu'un utilise encore l'expression "fonctionner comme sur des roulettes".
Prendre confiance en soi, en ses capacités à s'adapter, à réagir à chaque situation nouvelle. Échanger, partager, sceller des amitiés, vivre à plusieurs une aventure.

Puis le départ, expédier les au-revoir. A quoi bon épiloguer alors que le meilleur a déjà été partagé? Avoir un pincement au cœur mais apprécier quand même le retour. Le cerveau fatigué de batailler à parler anglais à tout bout de champ. Dans l'avion, faire le constat de ces cinq semaines, de ce premier voyage en solitaire.

Retourner au point de départ. A l'existence connue. Le sourire plus élargi, les épaules moins courbées. Une foule d'anecdotes à ressortir aux moments opportuns. La réadaptation, moins compliquée que prévue. Mais c'est vrai qu'il fait quand même froid ici.
Envisager un nouveau départ, juste un peu, histoire de combattre le quotidien qui revient au galop.





mardi 6 décembre 2016

Dernière semaine haute en couleurs

Fin du séjour, dernière semaine, mais la cadence n'a pas ralenti pour autant !
Un gros projet a été mené mardi, à savoir le nettoyage de l'enclos des crocodiles (les "jumping jaws"). Les bestioles ne pouvant pas quitter leur lieu de vie, il a fallu s'accommoder de leur présence...  En tant que volunteers, nous ne pouvions évidemment pas côtoyer les crocos de trop près, donc pendant que deux soigneurs travaillaient dans l'enclos, nous aidions à partir de la passerelle. Les soigneurs ramassaient tout ce qui traînait dans l'eau, puis l'eau elle-même, à l'aide de seaux que nous faisions passer via une chaîne humaine jusqu'à l'extérieur de la zone.
Autant dire que nous avons été rapidement couverts de boue, étant donné la propreté de la mare en question; certains autour de moi se sont d'ailleurs retrouvés avec d'étranges marques boueuses sur le visage...

Le travail s'est poursuivi tout l'après-midi, jusqu'à ce que la mare soit vidée. On y a découvert des clous, pièces, dents de crocos, et coquilles d'oeufs. En parlant d'oeufs, deux femelles ont pondu dans l'enclos, il a donc fallu retirer les oeufs avant de voir une horde de bébés crocos envahir le ranch (même si l'idée en soit est amusante à imaginer). Après avoir -non sans peine- attiré les femelles à l'écart en évitant leurs coups de queue et de crocs (RIP jeune bananier qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment), les soigneurs ont pu déterrer les oeufs.
Belles trouvailles ! 34 oeufs dans un nid et 64 dans l'autre ! Étant donné le nombre d'oeufs pondus régulièrement, il est impossible de les garder, d'autant plus que le ranch a atteint son quota maximum de crocos. C'est donc pour cette raison qu'il faut guetter régulièrement le comportement des crocos, en particulier lorsqu'ils ont la tendance à ne plus quitter un petit lopin de terre.

Pour rester dans la veine crocos, j'ai enfin pu les côtoyer de près à travers la cage ! En se tenant debout, on pouvait voir le croco à partir de la surface, mais c'était évidemment plus intéressant de s'immerger pour être nez à nez avec lui. Attiré par le remue-ménage qu'on faisait, il s'est approché et a leeeeentement fait le tour de la cage en nous observant fixement. Sensations garanties. Neal, le soigneur des reptiles, en a d'ailleurs profité pour lancer quelques morceaux de viande qui nous ont permis d'observer de près la dentition de l'animal.
Jeudi, je suis restée plus longtemps au ranch avec une autre volunteer qui m'a proposé d'aller faire un tour du côté de Cheetahland, où se trouvent les félins. L'idée était d'accompagner les soigneurs pour divertir les cheetah, au moyen d'un ballon. J'ai pu me joindre à eux et jouer au foot avec les mâles et les petits. Il faut savoir que suis d'un niveau déplorable dans ce sport, et ça s'est confirmé lorsque j'ai envoyé le ballon droit dans la face d'un des mâles (qui ne m'en a heureusement pas tenu rigueur).
Le dernier jour, j'ai réalisé mes final encounters, c'est-à-dire les rencontres avec certains animaux comme les cheetahs, lémuriens, renards et surtout le caracal ! J'attendais cette rencontre avec impatience car à chaque fois que j'allais rendre visite aux renards, je voyais ces deux gros chats se prélasser en m'observant dans l'enclos d'à côté. J'ai donc enfin pu côtoyer de près ce félin aux splendides oreilles !
Le week-end a été très calme en comparaison du précédent. Il faut dire que se réveiller à 4h du matin pour voir le lever du soleil et les familles de suricates émerger de leurs terrier n'était pas l'activité la plus reposante qui soit. Ce week-end-ci s'est donc passé au restaurant et au bord de la piscine. Une bonne manière de décompresser après cinq semaines menées tambour battant.
Demain, départ. Je prends l'avion à George direction Johannesburg puis je file vers Paris. Fin de l'été, bonjour grisaille, je sens que la réadaptation va être complexe. En attendant, je profite du soleil en écoutant les rugissements matinaux des tigres.

dimanche 4 décembre 2016

Paysages d'Afrique du Sud

Aujourd'hui, pas de récapitulatif de la semaine. Juste un panorama des paysages alentours, de la région d'Oudtshoorn à Mossel Bay. Pas besoin de mots, les images parlent d'elles-mêmes.

dimanche 27 novembre 2016

Expérience aérienne

Bienvenue en Afrique du Sud, avec des journées à 40°C et des habitants qui trouvent que la température est encore très supportable.
Heureusement qu'il y a un peu de vent, sans quoi on serait condamnés à errer entre l'ombre et la piscine...
Le programme de la semaine ne s'est pas révélé trop chargé. La journée à Greystone à commencée avec le nettoyage des clapiers et le câlinage des occupants pdis s'est terminée par la vérification des barrières délimitant le lieu. Pour ce faire, on grimpe à l'arrière d'un bakkie (se prononce Bucky et équivaut au pick-up américain) et on arpente des sentiers caillouteux au possible, tout en vérifiant l'état de la clôture. Et en admirant la paysage, bien évidemment.
Je me suis également fait un ami, à savoir la tortue Bonk qui, lorsqu'il n'est pas en train de faire du charme aux autres tortues, se révèle aussi affectueux et fidèle qu'un chien. On a travaillé dans son enclos avec une autre volunteer et il a passé son temps à nous suivre et à marcher exprès dans les tas de feuilles qu'on tentait de ramasser. A-do-rable.
Cette semaine a aussi été l'occasion du Crocodile Cage Diving. À l'instar du week-end dernier, il s'agit de rentrer dans une cage qu'on immerge et que les crocos viennent observer d'un air curieux et alléché. Manque de chance, ces gros lézards se sont montrés trop feignants, et pendant que j'étais dans la cage, ils se prélassaient au soleil... enfin, ce n'est heureusement que partie remise, et je vais sûrement retenter ma chance cette semaine.
Toujours dans la perspective d'enrichment des cheetahs, nous avons présenté aux félins des pattes de chevaux et d'ânes (les autres morceaux servant à la préparation des repas) et le moins qu'on puisse dire, c'est que les bestioles se sont montrées très intéressées !

Venons-en à la partie intéressante de la semaine, à savoir samedi ! Samedi, c'était direction Mossel Bay pour cette fois faire du skydiving !! Nous nous sommes rendus dans un minuscule aéroport, puis dans un hangar où résonnait Sweet Child O' Mine des Guns N Roses. D'ailleurs, l'homme qui nous a accueillies était le portrait craché d'Axl Rose, avec un chapeau et une moustache. Tout autour de nous, des gens s'affairaient, tendant des câbles, dépliant des combinaisons et sifflotant sur l'air de la musique. Nous nous sommes assises dans des vieux canapés déglingués en attendant qu'on viennent s'occuper de nous.
Après un rapide briefing (banana position lorsqu'on saute, tenir le harnais pendant les premiers instants, ne pas toucher les mains du moniteur en plein vol, lever les jambes à l'atterrissage), Christina et Nathalie sont parties en premières pendant que j'attendais le retour de l'avion. Lorsqu'elles sont revenues de leur vol, transfigurées et décoiffées, je n'avais qu'une seule envie, embarquer à mon tour pour sauter dans les airs !
J'ai grimpé dans le petit avion en compagnie de mon moniteur, d'un homme harnaché dans un wingsuit et d'un autre parachutiste. Lorsque l'appareil a pris de la vitesse, j'ai enfin réalisé. J'allais faire du saut en parachute ! Enfin ! Nous avons rapidement pris de la hauteur et j'ai pu admirer la côte ainsi que les montagnes, sublime panorama.
Arrivés à 10 000 pieds, mon moniteur me dit de poser le pied sur la roue de l'appareil. Je m'exécute, jette un regard dans l'habitacle (par la suite, l'homme en wingsuit interprétera mon regard par "je vais vraiment sauter dans le vide à cette hauteur?"), et on bascule.
Un tonneau, deux, trois. Ce qui me vient à l'esprit? "Terre ! Ciel ! Oh, l'avion qui s'éloigne ! Terre! Ciel ! Terre ! Nous nous stabilisons dans notre chute et je peux desserrer les mains de mon harnais. Nous chutons à toute vitesse et pourtant je peux remuer les bras sans peine (j'étais persuadée que le frottement de l'air aurait rendu les mouvements difficiles). En bas, la côte, les champs, les habitations et plus loin, les montagnes qui s'étendent. Autour, rien. Sensation unique et horizon infini. Il est facile de repérer le wingsuit qui file puis ouvre son parachute.
D'ailleurs, notre parachute s'ouvre. Tout est allé si vite. "- How was it? -Awesome !! - Welcome to skydiving !" Quelques virages, le temps d'apprécier le flottement silencieux et la vue qui s'offre à nous, et il est déjà l'heure d'atterrir.
Déjà au sol et envie de repartir. Ceux qui en font leur métier ne doivent jamais se lasser des sensations. Mon corps et mon cerveau veulent déjà recommencer pour ressentir de nouveau cet instant de chute.
C'en est donc fini des sensations fortes en Afrique du Sud, je pense avoir atteint le point culminant. Reste à profiter des autres expériences qui, quoique plus modestes, n'en sont pas moins appréciables !

Avant mon décollage
Après. Sourire démesuré au rendez-vous.